Bonjour à tous !

Hier s’est terminée la première partie de cet indus’trip avec la visite de la 17ème usine, une petite confiserie qui fait des délicieux bonbons au sud de Paris.

Mais tout d’abord un petit mot pour vous dire d’aller faire un tour sur la toute nouvelle page des témoignages qui a fait peau neuve pour vous présenter la multitude de portraits qui commencent à être disponibles.

 

Toutefois, avant de parler de cette semaine, faisons un point sur la semaine dernière riche en découvertes :
Plastivaloire à Amiens, 150 personnes, plasturgie
Boutté près d’Abbeville, 150 personnes, métallurgie
LVMH à Beauvais, 400 personnes, cosmétique

logo plastivaloireLa semaine dernière a donc commencé dans la zone industrielle au nord d’Amiens avec une usine du groupe Plastivaloire, un groupe de plasturgie français. Dans un grand atelier, quelques dizaines de presse à injecter débitent des pièces en plastique en majorité destinées à l’automobile. L’entreprise reçoit des grands sacs de plusieurs kilos de billes de plastique produites par des entreprises chimiques. Ces billes traversent l’atelier dans des tuyaux au plafond avant d’arriver au niveau de la presse. Elles sont ensuite chauffées, mises sous pression, mélangées au colorant pour former une pâte très visqueuse. Cette pâte est enfin injectée sous haute pression dans un moule en acier créé par 2 pièces complémentaires serrées l’une contre l’autre pour maintenir le moule fermé. La force de serrage peut atteindre plusieurs centaines de tonnes et c’est cela qui détermine en partie la grosseur de la machine. La pièce est refroidie, récupérée par un robot et déposée sur un tapis roulant. Un opérateur pourra ensuite faire quelques finitions sur la pièce puis l’emballer proprement avant de la livrer au client.

 

logo bouttéAprès une magnifique étape dans la vallée de la Somme, je me suis rendu le lendemain chez Boutté, une entreprise de décolletage située dans le Vimeu picard près de Friville Escarbotin. Wikipédia nous explique que le décolletage désigne un domaine de la fabrication où des pièces de révolution (vis, écrous, axe, etc.) sont usinées par enlèvement de matière à partir de barres de métal, à l’aide d’un outil coupant. Ici les barres sont majoritairement en laiton et les pièces fabriquées sont très souvent des raccords de tuyaux avec une précision au centième de millimètre. Sur place, il existe toutes les fonctions de l’entreprise : de la conception au marketing en passant par la fabrication et les ventes. Au niveau de la production, on retrouve :

  • Un atelier d’usinage où les machines récentes à commande numérique côtoient les vieilles bécanes mécaniques. On usine ici les petits outils en acier qui vont servir à enlever la matière pour former les pièces finales.
  • Un atelier de fabrication avec des dizaines de machines monobroche (travail d’une seule barre à la fois) et multibroches (travail de 6 barres en même temps). Sur ces machines, on monte les différents outils qui vont venir travailler la matière.
  • Un atelier de conditionnement, stockage et expédition destiné aux pièces grand public que l’on retrouve dans les magasins de bricolage.

 

Une journaliste du courrier picard est même venue me rendre visite sur le site de Boutté avec un article sympa à la clé et le soir même, je me suis arrêté sur le campus d’UniLaSalle à Beauvais.

 

logo lvmhCette courte semaine s’est terminée avec la visite à Beauvais du site de cosmétique de LVMH Fragrance Brands. Des parfums et des produits cosmétiques de la marque Givenchy et Kenzo sont fabriqués et conditionnés sur place. Une ligne de conditionnement c’est entre 5 et 10 machines pour 3 à 6 opérateurs. Chaque machine a sa spécificité, sa complexité et même sa beauté. Les opérateurs ou plutôt les opératrices qui sont en grande majorité les connaissent au bruit et savent quand quelque chose ne va pas. Les réglages sont précis pour que le remplissage soit précis, le sertissage parfait,  le bouchon bien vissé, la mise en boîte réussie, le film bien plié et les paquets proprement conditionnés. Certaines lignes sont plus manuelles et demandent beaucoup de minutie. Beaucoup de ces employés sont fiers de travailler ces produits de luxe dans la ville d’origine de Hubert de Givenchy, né à Beauvais.

 

Puis, le mercredi soir c’était le retour heureux à Paris !

A très vite pour plus d’infos sur les 2 derniers sites visités en région parisienne !

Dimitri

PS :  Si vous connaissez des industriels vers Montauban, Dax, Mont de Marsan qui pourraient être intéressés par l’indus’trip en juillet, faites moi signe 😉

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